Labyrinthe

04/12/2006 - Lu 48178 fois
Communauté locale St Pierre de la Cathédrale
Contact et permanences au presbytère
1rue Sainte Croix (au chevet de la Cathédrale) 05.49.41.23.761
tous les jours 9H30 à 11H30 & 16H à 18H
le samedi 10H00 à 12H00
 
Le Labyrinthe Mural

 

                    

Dans la Cathédrale St Pierre, sur le mur nord, ce dessin de labyrinthe finement gravé dans la pierre a une forme circulaire, comme le feuillage d’un arbre : peut-être est-il le modèle de celui qui aurait existé et qui a disparu avec la réfection du pavement au XIXe s ?  Il se trouve à la troisième travée qui correspond souvent à l’emplacement du labyrinthe dans le sol de la nef.
La gravure est faite d’un seul trait et les deux parcours possibles, par les entrées disposées en haut et en bas, ne se rejoignent pas.

Pourquoi un labyrinthe ?
Au XIIIe s., une carte du monde dessinée par R. Hallington fait figurer sur l’île de Crète un labyrinthe avec l’inscription «Laborintus id est domus Dealli », « C’est le labyrinthe, la maison de Dédale ». Le mythe de Thésée, sauvé par le Minotaure, est évoqué. Dédale qui a construit le palais de Cnossos du roi Minos fait figure d’architecte légendaire.
C’est donc à ce mythe toujours vivant que se réfèrent les confréries initiatiques qui oeuvrent  pour construire les cathédrales.  Le labyrinthe de la cathédrale de Reims (détruit) portait dans les polygones des angles les noms des premiers architectes.

Quelle signification lui donner ?
Ce chemin le plus long possible dans la surface la plus petite possible symbolise dans le monde gréco-romain le déroulement de la vie. Dans la tradition kabbalistique, reprise par les alchimistes, cette forme remplirait une fonction magique qui serait un des secrets attribués au roi Salomon, d’où le nom de « labyrinthe de Salomon » que l’on trouve dans certaines cathédrales.
Les cathédrales d’Amiens, Chartres conservent sur le sol de la nef des labyrinthes parfois appelés « chemins de Jérusalem », car les pénitents les parcouraient à genoux, en souvenir du pèlerinage au saint Sépulcre…
Le christianisme a plus largement repris ce symbole comme la marche difficile du croyant vers le paradis, vers la vie éternelle. Il représente le pèlerinage sur terre, un voyage aux chemins multiples vers Dieu.
Ainsi, « le fil qui permet à l’homme de se retrouver, c’est la grâce divine » explique J. Hani dans Le symbolisme du Temple chrétien.

En savoir plus sur la patrimoine:
http://www.diocese-poitiers.com.fr/culture/parvis/C1211_notice_cathedrale.htm

Auteur : jeanne marie boutin infos sur l'auteur | contactez l'auteur | le site de l'auteur