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Vitrail de la Crucifixion XII° Siècle
Un vitrail de cette taille (8,35m x 3, 10m) est exceptionnel pour la seconde moitié du XIIe sciècle et pour sa date précoce dans l’histoire de cet art qui s’épanouit au XIIIe. C’est la plus grande verrière romane connue et l’un des plus anciens vitraux de France. La baie cintrée dans l’impressionnant mur plat du chevet éclaire la nef centrale et sa lumière focalise le regard dès l’entrée.La lecture du vitrail
Trois scènes principales composent ce vitrail : de bas en haut, les martyrs de Pierre et de Paul, la Crucifixion et l’Ascension. Mais un regard plus attentif permet de distinguer la Résurrection, juste sous la croix: le tombeau vide pésenté par l'ange sur la gauche, le portrait des donateurs Aliènor d'Aquitaine et Henri II Plantagenet, à la base de la composition
Restauration: En décembre 2004, le vitrail a été reposé après restauration et nettoyage dans les ateliers angevins Barthe-Bordereau. Un verre de doublage placé à l’extérieur le protège. Les serrureries et les plombs abîmés ont été changés, les plombs de casse remplacés par des collages. L’État a entièrement financé les travaux ( 170 000 Euro) pour conserver ce chef d’œuvre aux générations futures.
Une écriture dans la lumière La lumière donne une signification sacrée à la représentation imagée : le vitrail la transforme et la filtre, lui donne un rôle mystique. Les couleurs offrent une grande richesse des coloris : sur fond de bleu, le rouge profond et éclatant de la croix se détache. La couleur royale, celle de la vie, de « l’arbre précieux et éclatant de gloire, paré de la pourpre du Roi » évoque les paroles de l’hymne du Vexilla Regis, que Venance Fortunat composa pour l’arrivée de la relique de la Croix envoyée par l’empereur de Byzance à sainte Radegonde (569).
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